Teleworking en Hauts-de-Seine

La section Hauts-de-Seine de la Chambre de commerce et d’Industrie de Paris vient de publier un dossier sur l’impact des nouvelles technologies sur la façon de travailler des français et l’aménagement du territoire.

La thèse qu’y est développée voit le travail à distance comme une réelle réponse à des enjeux  multiples :

  • le temps de transport: actuellement, 40% du temps de déplacement des Franciliens est consacré aux trajets domicile-travail pour une durée moyenne de 32 minutes, avec un notable impact sur la productivité des entreprises
  • l’environnement: le télétravail réduira la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre
  • le territoire va être impacté par la création d’emplois basés sur l’économie de la connaissance

 Depuis l’enquête menée en Hauts-de-Seine, c’est le télétravail à domicile celui qui se développe le plus rapidement. Au contraire, le travail en télécentres n’est utilisé que par 10% des interviewés : cela implique en effet un potentiel énorme de développement pour les « tiers lieux ».

L’enquête pose aussi l’accent sur les effets positifs du télétravail pour les salariés et les entreprises : le temps de déplacement diminuent, la réactivité de l’entreprise croit, les employés sont fidélisés  et l’entreprise peut réduire les charges immobilières. Aussi, le télétravail porte un changement dans l’organisation des espaces en entreprise : optimisation des m2, bureaux partagés sont seulement quelques solutions avec un impact positif pour l’entreprise. Mais le télétravail porte aussi des risques : la vie privée des collaborateurs est parfois en danger, les entreprises exigeants réactivité à toute heure. 

Il est aussi évident que le télétravail est lié à un changement de mentalité au sein de l’entreprise, qui passe de la culture du contrôle à celle de la confiance, privilégiant le management par objectifs et l’indépendance du travailleur. Cela s’accorde aussi avec la mentalité d’une nouvelle génération des cadres, qui voient les nouvelles technologies comme parte intégrante de leur manière de travailler et s’attendent une majeure flexibilité de l’entreprise. Le télétravail peut donc constituer pour l’entreprise une manière de retenir les talents et augmenter leur performances.

Liés à ce manière de voir le lieu de travail, des nouvelles espaces tels que tiers-lieux et centres d’affaires commencent à apparaitre.  Ils répondent à une exigence est de mobilité et flexibilité, sans perte de productivité et d’un environnement de travail avec la même ambiance et professionnalisme du travail en entreprise. Il faudra donc penser ou repenser des nouveaux espaces de travail, avec les utilisateur au centre de cette réflexion, et l’objectif de favoriser la communication, le partage, la connaissance et une meilleure utilisation des couts des m2 à disposition. Les espaces de travail partagé peuvent aussi favoriser une meilleure gestion des couts grâce à la mutualisation des équipements .

Un exemple intéressant peut être l’utilisation des gares de train comme tiers-lieux : en tant que lieu de passage, les gares du demain peuvent être conçues comme cœurs de pôles urbains, avec activités et services, un concept déjà développé par RATP pour les stations « Osmose » du Grand Paris.

Source: http://www.ccip92.fr/upload/pdf/ecodeb-8-teletravail.pdf